Author: Gadiri

  • CAN 2016 : Le Maroc candidat

    Je comprends pas pourquoi un thred "natioanl soccer" est ouvert alors que le thread "atlas lions" est stické en haut de page. :dunno:

    CAN 2016 : Le Maroc candidat

    Le Maroc a présenté officiellement candidature à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2016, a déclaré à l’AFP Moncef Belkhayat, le ministre marocain de la Jeunesse et des Sports. «Il est temps que le Maroc accueille la CAN. Nous sommes prêts à organiser une compétition importante et nous avons nos chances. Le Maroc répond aux critères de sélection de la CAN, a-t-il expliqué Nous avons déjà gagné la Coupe une fois, en 1976, et nous ne l’avons pas organisée depuis 1988. D’ici à 2016, tous les terrains nécessaires seront construits et opérationnels».

    Victimes de leurs mauvais résultats, les Lions de l’Atlas marocains ne participeront cette année ni à la CAN (10-31 janvier en Angola), ni à la Coupe du monde (11 juin-11 juillet en Afrique du Sud). En juin 2009, le roi Mohammed VI a alloué 250 millions de dirhams (environ 24 millions d’euros) à la Fédération royale marocaine de football pour «une mise à niveau structurelle du football national». Le gouvernement marocain a également annoncé, en décembre dernier, un plan de sauvetage du sport avec un financement d’au moins 400 millions de dirhams (environ 35 millions d’euros) entre 2010 et 2016.

    http://www.lequipe.fr/Football/breve…-candidat.html

  • Maroc : Remaniement ministériel profond avec les départs de Benmoussa, Radi, et Boussaïd

    Maroc : Remaniement ministériel profond avec les départs de Benmoussa, Radi, et Boussaïd

    Au lendemain de l’allocution télévisée du Roi Mohammed VI qui a annoncé la création d’une commission chargée de réfléchir à la régionalisation, voilà que vient de tomber une nouvelle, quelque peu inattendue, et l’annonce d’un remaniement ministériel et le débarquement de ministres de poids tels que Chakib Benmoussa, ministre de l’Intérieur, de Abdelwahad Radi, en charge du département de la Justice et de Mohamed Boussaid, ministre du Tourisme.
    Le premier nommé est remplacé par Taieb Cherkaoui, Procureur général du Roi et ancien Directeur des Affaires pénales et des grâces au ministère de la Justice. Ce dernier hérite d’un portefeuille particulièrement sensible et stratégique. Saâd Hassar, ministre délégué à l’Intérieur, a été maintenu dans ses fonctions de n° 2.

    Quand à Abdelwahad Radi, il est remplacé par Mohamed Naciri, licencié en lettre, en droit et diplômé de l’Institut des Hautes études Marocaines. Mohamed Naciri a prêté serment d’avocat en 1964. Il devient Premier Secrétaire puis Directeur de la Conférence du stage du barreau de Casablanca. Bâtonnier de l’Ordre des Avocats au Barreau de Casablanca, il a été plusieurs fois membre du Conseil de l’Ordre, puis, en 1993, il est désigné membre de la Chambre Constitutionnelle de la Cour Suprême et entre 1994 et 1999, il devient membre du Conseil Constitutionnel. Il exerça également en tant qu’avocat Conseil de plusieurs départements ministériels, établissements publics et collectivités locales. Ce juriste, Chevalier de l’Ordre du Trône, dirigea la Gazette des Tribunaux du Maroc pendant 6 ans et publia un « traité pratique de procédure civile » ainsi que de nombreux articles.

    En outre, Saâd Alami, ministre chargé des relations avec le Parlement et remplacé par Driss Lachgar mais il a été maintenu au gouvernement et rejoint le ministère de la modernisation des Secteurs publics en lieu et place de Mohamed Abbou. Pour ce qui est de l’identité du ministre du Tourisme et du successeur de Mohamed Boussaid, il s’agit de Yassir Znagui.

    Rachid Hallaouy
    Copyright Yabiladi.com

    http://www.yabiladi.com/article-politique-1900.html

  • Maroc-Polisario : la guerre de l’Internet

    http://www.lavieeco.com/politique/15…-internet.html
    Houda Filali-Ansary
    28-12-2009

    Maroc-Polisario : la guerre de l’Internet

    Sites officiels, forums, réseaux sociaux, blogs : une bataille quotidienne entreprise aussi bien par les citoyens ordinaires que par les officiels. Objectif : convaincre l’opinion internationale.
    17 000 membres sur des groupes anti-Aminatou Haïdar dans Facebook. 20 000 blogs et une vingtaine de sites gérés par le Corcas.
    Mobilisé sur le tard, le Maroc met les bouchées doubles pour rattraper le temps perdu.

    Jeudi 17 décembre, Aminatou Haïdar atterrit à l’aéroport de Laâyoune, présente son passeport marocain à la douane, se conforme aux normes internationales en vigueur à la frontière et entre sur le territoire national, sans tambour ni trompette. Un mois après que la militante séparatiste a entamé sa grève de la faim à l’aéroport espagnol de Lanzarote, l’incident est-il enfin clos ? Pas sur le Net en tout cas. Une simple recherche sur le site communautaire Facebook suffit pour s’en assurer. Ces derniers jours, pas moins d’une quarantaine de groupes s’y sont formés autour de cette affaire. Parmi ces derniers, certains soutiennent la militante séparatiste, dont «Free Aminatou Haïdar» (Libérez Aminatou Haïdar) qui comprend 6 400 membres. Ses détracteurs sont toutefois nettement plus nombreux : à eux deux, «Anti-Aminatou Haidar Propaganda !» et «Tous contre Aminatou Haidar» cumulent plus de 17000 membres. Dans ces groupes, les internautes critiquent sévèrement la militante séparatiste, mais aussi les autorités marocaines auxquelles ils reprochent le fait de l’avoir laissée retourner sur le territoire national ainsi que leur gestion de l’affaire en général.

    Facebook, champ de bataille

    Fait intéressant, une poignée d’internautes espagnols s’est même jointe aux critiques, allant à l’encontre de la tendance générale de l’opinion publique de notre voisin du nord. Leurs groupes se caractérisent par des effectifs modestes mais des messages significatifs comme « Yo también creo ke Aminatou Haidar llamaba a Telepizza y comía a escondidas» (Moi aussi, je pense que Aminatou Haidar commandait chez Telepizza et mangeait en cachette) -55 fans- ou «La huelga de hambre de Aminatou Haidar ya cansa» (Ras le bol de la grève de la faim de Aminatou Haidar) -192 fans. Dans ce dernier, le fondateur explique que son groupe n’est pas pro-marocain mais qu’il entend bien protester contre la publicité excessive qui a été faite autour de cette affaire.
    Toujours sur Facebook, une nouvelle recherche fait surgir d’autres groupes. Arborant également un portrait de la séparatiste, le groupe «Sahara libre», nouveau slogan séparatiste, comprend 6 800 membres. Un autre, baptisé tout simplement «Sahara» 285 membres et visiblement créé de l’autre côté de la frontière, présente aux internautes des photos des villes des provinces du sud visiblement puisées dans des sites officiels marocains ainsi que des montages photos qui cherchent à comparer le Maroc à rien moins qu’un régime nazi. Cependant, encore une fois, malgré leur virulence, les effectifs de ces deux groupes restent très inférieurs aux anti-séparatistes. Ainsi, à l’heure où nous mettions sous presse mercredi 23 décembre, près de 43 000 internautes avaient adhéré, via l’application «Causes», à l’appel «Un million de signatures contre l’exclusion du Sahara marocain de la carte» de Facebook. Il faut dire qu’avec un million de Marocains sur Facebook, nous avons l’avantage du nombre.
    Mais les débats autour de l’affaire Haïdar, et, plus généralement, la question du Sahara, ne se limitent toutefois pas à Facebook : Twitter, Youtube, Dailymotion, Myspace, Presse-Maroc, Collectif Bellaciao…, au-delà des sites officiels marocains, séparatistes et algériens, les points de vue, messages de propagande et escarmouches virtuelles sont légion sur la toile.

    Objectif : 48 sites et 100 000 blogs pour le Corcas

    Pourtant, contrairement aux apparences, les citoyens ordinaires ne sont pas les seuls protagonistes en place. Quelques clics, et c’est une toute autre scène qui s’offre à l’internaute. Sur www.corcas.com, Khalihenna Ould Errachid, président du Conseil royal consultatif des affaires sahariennes, invite sans ambages Mohamed Abdelaziz, secrétaire général du Polisario, à venir se frotter à la gestion locale dans les provinces du sud… dans le cadre de l’autonomie telle que proposée par le Maroc. L’extrait, et bien d’autres encore, est diffusé à partir du sous-sol d’une villa du quartier Souissi, à Rabat, tout comme www.sahara-online.net, www.sahara-culture.com, www.sahara-villes.com, www.saharadeveloppement.com, www.sahara-social.com et une série d’autres noms de domaines comportant le mot «Corcas». Dans ce «bouquet Internet» comme on l’appelle ici, les internautes ont accès à une série de documents destinés à présenter le Corcas, le plan d’autonomie marocain, mais aussi donner un aperçu des provinces du sud sur les plans économique, culturel, social, etc. C’est une véritable petite encyclopédie que l’on retrouve ainsi, dont l’offre va des recettes de cuisine à des balades aériennes au-dessus des villes en passant par des enregistrement de «madih», le tout géré par une vingtaine de personnes et traduit dans les 8 langues les plus utilisées du Net : arabe, espagnol, français, anglais, allemand, russe, portugais et italien (le chinois, deuxième langue en termes de contenu sur le net, sera bientôt ajouté à la liste). «Nous avons des journalistes spécialisés qui travaillent sur cela au quotidien. Par ailleurs, ces sites sont interactifs, ils sont traduits, changés et renouvelés quotidiennement. Nous avons également mis en place un système de surveillance pour savoir quel autre site ou bouquet est suivi. Tout cela a contribué à amener beaucoup de monde à appuyer la position marocaine», se réjouit M. Ould Errachid.
    Il faut dire que ces sites, qui diffusent également les radios hertziennes de Dakhla et de Laâyoune ainsi que les chaînes nationales et TV Laâyoune, en plus d’une web TV, attirent entre 30 000 et 50 000 visiteurs par jour. Par ailleurs, leurs versions arabophones sont les premiers sites sur le Sahara à être visités dans le monde arabe. En parallèle, le Conseil gère en interne la bagatelle de 20000 blogs, et il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : pour fin 2010, il vise les 100 000 blogs, y prévient-on. A noter que le site du Corcas et ses dérivés est hébergé à l’étranger. Curieux ? Non, tout simplement pratique pour permettre une vitesse de connexion plus rapide. L’une des armes du Net c’est aussi la rapidité de l’accès à l’information ; sans oublier l’impact, forcément positif, sur le classement dans les moteurs de recherche.
    Le Corcas n’est cependant pas la seule structure étatique marocaine à s’être lancée sur la toile, bien loin de là. «Au ministère des affaires étrangères, nous sommes conscients que la guerre du Net existe et que nous y sommes confrontés. Nous avons pris les choses au sérieux: désormais, nous veillons à lire plus ou moins tout ce qui s’écrit sur le Maroc», indique-t-on au sein du département de Taïeb Fassi Fihri. Au ministère des affaires étrangères, une dizaine de personnes se relaient ainsi 20h/24 pour assurer, week-ends et jours fériés inclus, une veille informationnelle qui comprend de plus en plus Internet, avec l’affaire du Sahara en tête des thématiques surveillées. Ce n’est pas une surprise : cela fait des années qu’au ministère l’on a coutume de surveiller tout ce qui se publie dans la presse internationale à propos du Royaume. Aujourd’hui, toutefois, en s’étendant sur le Net, la veille inclut désormais aussi des sites électroniques à l’instar d’un www.hespress.com ou d’un www.backchich.info, des réseaux sociaux et même des blogs, sans compter les sites qui véhiculent la propagande séparatiste !

    Un réveil officiel récent

    Visiblement, sur la toile, notre pays est en train de mettre les petits plats dans les grands. Pourtant, hier encore, Internet était territoire séparatiste. «Lorsque Internet avait été créé dans les années 90, et ce jusqu’en 2006, date à laquelle le Corcas a été mis en place, le Polisario dominait la toile, tandis que le Maroc n’y avait aucune présence, et pas seulement en relation avec l’affaire du Sahara. Le Polisario en était même arrivé à influencer l’opinion marocaine via Internet, où, avec l’aide de ses supporters, il avait créé un réseau mondial de blogs, forums et sites influencés par la vision algéro-polisarienne de l’affaire», rapporte Khalihenna Ould Errachid. Une version que l’on confirme du côté du département de Taïeb Fassi Fihri. «Internet est apparu vers 1993, mais dès 1997, le camp adverse y était déjà virulent. En 1998, il avait bien compris l’intérêt qu’il y aurait à y investir. Au Maroc, nous travaillions sur plusieurs fronts, classiques : la presse, la télévision, les ambassades, les consulats. Au début, l’on a cru que tout cela était suffisant, mais avec le temps, on a réalisé que ce n’était pas le cas», explique ce cadre du ministère des affaires étrangères. «Aujourd’hui, il existe un lectorat important qui ne lit pas les journaux mais puise directement ses informations sur Internet. Or, sur le Net, on ne retrouve pas forcément la rigueur de la presse écrite». Ce n’est qu’entre 2002 et 2003 que l’on assistera à une véritable prise de conscience chez les officiels marocains. Le Corcas sera de la contre-attaque. «Avant 2006, les sites pro-Polisario faisaient la pluie et le beau temps sur Internet. Nous avons tout de suite compris les raisons de l’absence des thèses marocaines à propos du conflit du Sahara sur Internet : il fallait publier sur Internet plusieurs sites complémentaires qui mettraient en exergue les réalités politique, socio-économique et culturelle du Sahara et ce en plusieurs langues», y explique-t-on. Cela passe également par la mise en place de sites au contenu similaire mais sous différentes extensions, comme www.corcas.es,www.corcas.be ou www.corcas.tv pour la diffusion de la web TV sur internet.

    La bataille pour Wikipédia
    Une stratégie qu’il aura fallu mettre en place dans un champ de bataille en constante mutation. Du web-conflit au sens classique du terme – par sites électroniques interposés -, les batailles ont très vite migré vers de nouveaux terrains. Plus besoin de tanks ni d’avions de chasse : les nouvelles cibles s’appellent moteurs de recherche, réseaux sociaux, forums, chat-rooms et… blogs. La cible ? L’internaute, résidant souvent dans les pays occidentaux, est étudiant, membre de la société civile, chercheur. Il a recours à la
    toile pour se renseigner sur le conflit du Sahara. L’arme ? L’information. «La communication via les sites web permet de corriger quelques informations inexactes véhiculées sur Internet jusqu’alors sur l’histoire du conflit, la cartographie de la région, l’identité sahraouie en tant que composante de l’identité marocaine, les actualités politiques et socio-économiques de la région», explique-t-on. En investissant le terrain de l’électronique, de l’Internet, l’on constitue un fonds documentaire virtuel. Le simple fait d’être là, d’apparaître dans les moteurs de recherche un millier de fois fait de ce fonds une référence. Dans le cas des blogs, forums ou autres, cette stratégie a mené à des résultats significatifs, mais elle a tout de même ses limites: si un blog indépendant peut être amené à changer de position par une information adéquate, un blog téléguidé par le camp séparatiste campera sur ses positions hostiles. Qu’à cela ne tienne, c’est ainsi que le Maroc a gagné du terrain, notamment au niveau de GlobalVoicesOnline, le site des journalistes et bloggeurs des pays en voie de développement, ou encore sur Wikipédia. En effet, l’encyclopédie online, qui avait connu une véritable bataille des définitions dans la page consacrée à l’affaire du Sahara, présente aujourd’hui des articles nettement plus équilibrés qu’il y a quelques mois, malgré la persistance de quelques différences entre une version française neutre, une version hispanophone encore influencée par la version séparatiste des faits, et une version anglophone quelque part entre les deux. Aujourd’hui, dans sa version francophone, on parle davantage du plan d’autonomie tandis que dans la version hispanophone l’on insiste davantage sur l’échec du deuxième plan Baker.

    Mots clés et noms de domaines

    Toutefois, qui dit informations à rechercher sur le Net, dit aussi mots clés. Pour se positionner au mieux dans les résultats des moteurs de recherche, l’on n’hésite plus à puiser ses mots clés dans le vocabulaire de l’ennemi. C’est ainsi que, désormais, rechercher le terme «Sahara Occidental» sur Internet ne mène plus automatiquement à des sites pro-séparatistes. Après tout, pour un étudiant européen habitué à voir sur la carte du monde «Sahara occidental», il paraît en effet logique d’avoir recours à cette appellation au moment d’effectuer une recherche sur le net, explique cette source proche du dossier : «Si on cherche “Sahara occidental” et que votre site s’appelle «provinces du sud», il n’apparaîtra jamais dans le moteur de recherche. En revanche, si vous l’appelez www.sahara-online.net, il apparaîtra en troisième ou en quatrième position après les sites du camp séparatiste. A ce moment-là, vous aurez gagné car il sera devenu une référence, avec un contenu qui est à vous». Une logique, poussée un cran au-dessus, avec des noms de domaines comme www.droits-humains.org, www.droit-au-retour.org, www.lavage-de-cerveau.com, www.endoctrinement.com, tous sites anti-séparatistes, mais dont on ignore l’identité des gestionnaires.
    Enfin, les mots clés ne sont pas la seule surprise de l’arène du Net. En effet, jusqu’il y a peu, il est arrivé aux lecteurs de la presse algérienne de trouver dans la même page web un article favorable à la thèse séparatiste et une bannière publicitaire renvoyant vers… le plan d’autonomie marocain. «La publicité sur Internet a fait partie de notre politique de communication dès le départ. Nous avons été les premiers à communiquer sur les liens commerciaux de Google. Nous avons ensuite communiqué sur 120 000 sites web sous la bannière de Google. Nos sites web se sont même retrouvés sur les pages d’accueil des sites web de journaux bien connus en Algérie et ailleurs dans le monde», indique-t-on chez le Corcas où l’on souligne que plusieurs sites web algériens ont dû changer leur charte graphique pour éviter de se retrouver avec des publicités pro-marocaines en page d’accueil…Une chose est sûre, le Maroc officiel a su rattraper son retard sur la toile, saura-t-il convertir ses progrès en avancées concrètes auprès des opinions publiques internationales ? Il lui faudra sans doute encore du temps, beaucoup de temps, pour y parvenir. Toutefois, le Marocain lambda aura également un rôle à jouer dans cette affaire.

    BROUILLAGE :Quand des hackers marocains piratent le site du Polisario

    Il existe sur le Net deux types d’intervenants en faveur des thèses séparatistes : les premiers sont des associations étrangères de soutien au Polisario.
    Approvisionnées quotidiennement en informations, photos et vidéos, ces dernières n’ont qu’une connaissance limitée, erronée voire fallacieuse de l’histoire du conflit mais maîtrisent parfaitement l’outil informatique. Les seconds sont, sans surprise, les services algériens, qui prennent en charge la gestion du service de propagande du Polisario, sa mailing-list et de certains blogs, forums et réseaux sociaux.
    En face, les structures officielles marocaines sont loin d’être isolées. En effet, s’étant distingués par leurs attaques sur des sites israéliens et plus récemment suisses, il arrive aussi aux hackers marocains de s’en prendre aux sites séparatistes, au grand dam de certains qui jugent qu’ils renforcent ainsi la crédibilité des propos adverses. C’est ce qui est arrivé le 13 décembre dernier à l’agence de presse séparatiste SPS. En janvier 2008, c’était le site officiel du Polisario qui faisait les frais d’une attaque marocaine. En face, le camp séparatiste n’est pas resté les bras croisés. Le 1er avril dernier, l’association Sahara marocain voyait son site piraté par des hackers algériens.
    Quant aux sites du Corcas, ils font l’objet de dizaines d’attaques quotidiennes par des Adresses IP Non Identifiées. En octobre 2008, un hacker marocain a également été accusé de s’en être pris au site «Tout sur l’Algérie». Selon une autre version des faits, ce seraient plutôt les gérants du site qui ont oublié de renouveler l’inscription du nom de domaine, laquelle aurait été achetée par une autre partie. Une chose est sûre, par un étrange mystère informatique, taper www.toutsurlalgerie.com vous mènera directement sur le portail, très marocain au demeurant, de www.hespress.com

    INSOLITE :Quand les habitants de Tindouf demandent au Corcas de rendre service

    Qui a dit que, de l’autre côté des frontières, les camps du Polisario étaient privés d’Internet ? «Ils sont quelques milliers à venir consulter nos sites quotidiennement.
    Ils accèdent à Internet via des liaisons satellitaires reliées à des réseaux espagnols voire européens dont l’adressage Internet leur est spécifique. Très souvent, les séparatistes utilisent les informations publiées, par exemple dans le site du Corcas www.sahara-culture.com pour faire la promotion de la culture hassanie» indique-t-on au sein Conseil.
    Si un tel opportunisme reste prévisible, il arrive toutefois que l’interaction, via le Net, avec la population des camps prenne nos officiels complètement au dépourvu : «Le Corcas reçoit des demandes d’anciens combattants de l’Armée de Libération du Sud et qui se trouvent actuellement dans les camps de Tindouf afin de bénéficier du statut d’ancien combattant.
    Nous recevons également des demandes de certains habitants des camps de Tindouf pour la régularisation d’affaires administratives dans les villes du Sahara ainsi que d’autres


    NOMS DE DOMAINES :Pas d’extension «.eh» pour le Polisario

    On savait le Maroc et le camp séparatiste à couteaux tirés sur le Net, mais s’il est une bataille qui marque la montée en force de notre pays dans ce domaine, c’est bien l’affaire du «.eh». Revendiqué pendant un temps par le Pays basque (Euskal Herria), sans succès, car elle était déjà réservée au Sahara.
    Cette extension Internet, à l’exemple d’un .ma pour le Maroc ou .fr pour la France (.eh pour Essakia El Hamra- Oued Eddahab) est, depuis deux ans, réclamée à la fois par notre pays et le camp séparatiste, mais risque de rester gelée des années, tant que, conformément au règlement de l’ICANN (Internet Corporation for assigned Names and Numbers, www.icann.org), instance chargée d’attribuer les noms de domaines, les deux concurrents ne décident pas de coopérer. «Avec l’avènement de l’Internet, l’ICANN avait décidé de prendre en considération la norme Iso-3166 pour l’octroi des extensions des pays et territoires sans se soucier de la mise à jour de la cartographie politique de la région.
    L’extension «.eh» a donc été attribuée à la région du Sahara. Le Polisario, aidé d’une société commerciale catalane, a effectué la demande d’octroi du «.eh» en 2005, avant la création du Corcas.
    «Le Maroc a contrecarré la demande par la soumission d’une demande similaire dans le cadre d’une commission nationale à laquelle a participé le Corcas», explique-t-on chez le Conseil. «C’est ainsi que le président du Corcas a adressé une lettre au Président de l’ICANN lui précisant le développement des installations Internet dans toute la région du Sahara et le support du Corcas à toute demande de gestion du domaine ‘.eh’. Le président du Corcas a ensuite reçu une réponse officielle de la part du président de l’ICANN lui signifiant le blocage ferme et définitif de l’attribution du nom de domaine ‘.eh’ au Polisario et à ses supporters».

  • BENGUERIR | La Ville Verte Mohammed VI | #U-C

    "La Ville Verte Mohammed VI" mise sur une certification internationale"

    Le projet "Ville Verte Mohammed VI", dont la réalisation est prévue à Benguérir, mise sur l’obtention de la plus prestigieuse certification internationale en matière d’environnement, a affirmé M. Mustapha Terrab, président directeur-général de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP).

    Premier projet de cette nature sur le continent africain, ce futur pôle urbain "obéit aux exigences du développement durable selon un cahier des charges visant la certification de niveau international LEED ND", a précisé M. Terrab, jeudi à Benguérir, dans un exposé de présentation du projet devant SM le Roi Mohammed VI.

    Selon le PDG de l’OCP, ce chantier d’envergure, qui sera réalisé en trois phases sur une période d’une dizaine d’années, sera à l’avant-garde en matière environnementale dans la maîtrise des émissions de CO2 pour les transports (pistes cyclables, bus électriques…).
    Pour satisfaire au cahier des charges, la Ville Verte intégrera également les normes d’une gestion responsable de l’eau (double circuit : eau potable-eaux grises, stockage des eaux de pluie, recyclage des eaux usées).

    S’étendant sur une superficie de 650 hectares, la future cité prévoit l’usage des techniques de valorisation des déchets par les filières appropriées et le recours aux énergies renouvelables et propres (éolienne, solaire, biomasse), a encore indiqué M. Terrab.
    Au coeur de ce projet, a-t-il relevé, l’université Mohammed VI polytechnique constituera un fleuron national fonctionnant selon une démarche privilégiant la recherche-développement autour de pô les d’excellence et tissant des partenariats avec les universités nationales et étrangères les plus prestigieuses.

    La ville Verte Mohammed VI, construite autour d’une coulée verte s’intégrant au tissu urbain de la ville de Benguérir, comprendra en outre une cité sportive, un complexe hospitalier, des ensembles résidentiels, des équipements publics et abritera diverses activités novatrices et créatrices d’emplois donnant à la région une vocation dans les métiers de services et de logistique.

    Le projet sera réalisé selon un schéma institutionnel garantissant sa pérennité à la faveur de partenariats public-privé, faisant intervenir les collectivités locales, la Fondation Rhamna pour le développement durable, l’OCP et autres investisseurs publics et privés.

    MAP : 01.01.2010 – 10:02:00