http://www.lavieeco.com/politique/15…-internet.html
Houda Filali-Ansary
28-12-2009
Maroc-Polisario : la guerre de l’Internet
Sites officiels, forums, réseaux sociaux, blogs : une bataille quotidienne entreprise aussi bien par les citoyens ordinaires que par les officiels. Objectif : convaincre lopinion internationale.
17 000 membres sur des groupes anti-Aminatou Haïdar dans Facebook. 20 000 blogs et une vingtaine de sites gérés par le Corcas.
Mobilisé sur le tard, le Maroc met les bouchées doubles pour rattraper le temps perdu.
Jeudi 17 décembre, Aminatou Haïdar atterrit à laéroport de Laâyoune, présente son passeport marocain à la douane, se conforme aux normes internationales en vigueur à la frontière et entre sur le territoire national, sans tambour ni trompette. Un mois après que la militante séparatiste a entamé sa grève de la faim à laéroport espagnol de Lanzarote, lincident est-il enfin clos ? Pas sur le Net en tout cas. Une simple recherche sur le site communautaire Facebook suffit pour sen assurer. Ces derniers jours, pas moins dune quarantaine de groupes sy sont formés autour de cette affaire. Parmi ces derniers, certains soutiennent la militante séparatiste, dont «Free Aminatou Haïdar» (Libérez Aminatou Haïdar) qui comprend 6 400 membres. Ses détracteurs sont toutefois nettement plus nombreux : à eux deux, «Anti-Aminatou Haidar Propaganda !» et «Tous contre Aminatou Haidar» cumulent plus de 17000 membres. Dans ces groupes, les internautes critiquent sévèrement la militante séparatiste, mais aussi les autorités marocaines auxquelles ils reprochent le fait de lavoir laissée retourner sur le territoire national ainsi que leur gestion de laffaire en général.
Facebook, champ de bataille
Fait intéressant, une poignée dinternautes espagnols sest même jointe aux critiques, allant à lencontre de la tendance générale de lopinion publique de notre voisin du nord. Leurs groupes se caractérisent par des effectifs modestes mais des messages significatifs comme « Yo también creo ke Aminatou Haidar llamaba a Telepizza y comía a escondidas» (Moi aussi, je pense que Aminatou Haidar commandait chez Telepizza et mangeait en cachette) -55 fans- ou «La huelga de hambre de Aminatou Haidar ya cansa» (Ras le bol de la grève de la faim de Aminatou Haidar) -192 fans. Dans ce dernier, le fondateur explique que son groupe nest pas pro-marocain mais quil entend bien protester contre la publicité excessive qui a été faite autour de cette affaire.
Toujours sur Facebook, une nouvelle recherche fait surgir dautres groupes. Arborant également un portrait de la séparatiste, le groupe «Sahara libre», nouveau slogan séparatiste, comprend 6 800 membres. Un autre, baptisé tout simplement «Sahara» 285 membres et visiblement créé de lautre côté de la frontière, présente aux internautes des photos des villes des provinces du sud visiblement puisées dans des sites officiels marocains ainsi que des montages photos qui cherchent à comparer le Maroc à rien moins quun régime nazi. Cependant, encore une fois, malgré leur virulence, les effectifs de ces deux groupes restent très inférieurs aux anti-séparatistes. Ainsi, à lheure où nous mettions sous presse mercredi 23 décembre, près de 43 000 internautes avaient adhéré, via lapplication «Causes», à lappel «Un million de signatures contre lexclusion du Sahara marocain de la carte» de Facebook. Il faut dire quavec un million de Marocains sur Facebook, nous avons lavantage du nombre.
Mais les débats autour de laffaire Haïdar, et, plus généralement, la question du Sahara, ne se limitent toutefois pas à Facebook : Twitter, Youtube, Dailymotion, Myspace, Presse-Maroc, Collectif Bellaciao…, au-delà des sites officiels marocains, séparatistes et algériens, les points de vue, messages de propagande et escarmouches virtuelles sont légion sur la toile.
Objectif : 48 sites et 100 000 blogs pour le Corcas
Pourtant, contrairement aux apparences, les citoyens ordinaires ne sont pas les seuls protagonistes en place. Quelques clics, et cest une toute autre scène qui soffre à linternaute. Sur www.corcas.com, Khalihenna Ould Errachid, président du Conseil royal consultatif des affaires sahariennes, invite sans ambages Mohamed Abdelaziz, secrétaire général du Polisario, à venir se frotter à la gestion locale dans les provinces du sud… dans le cadre de lautonomie telle que proposée par le Maroc. Lextrait, et bien dautres encore, est diffusé à partir du sous-sol dune villa du quartier Souissi, à Rabat, tout comme www.sahara-online.net, www.sahara-culture.com, www.sahara-villes.com, www.saharadeveloppement.com, www.sahara-social.com et une série dautres noms de domaines comportant le mot «Corcas». Dans ce «bouquet Internet» comme on lappelle ici, les internautes ont accès à une série de documents destinés à présenter le Corcas, le plan dautonomie marocain, mais aussi donner un aperçu des provinces du sud sur les plans économique, culturel, social, etc. Cest une véritable petite encyclopédie que lon retrouve ainsi, dont loffre va des recettes de cuisine à des balades aériennes au-dessus des villes en passant par des enregistrement de «madih», le tout géré par une vingtaine de personnes et traduit dans les 8 langues les plus utilisées du Net : arabe, espagnol, français, anglais, allemand, russe, portugais et italien (le chinois, deuxième langue en termes de contenu sur le net, sera bientôt ajouté à la liste). «Nous avons des journalistes spécialisés qui travaillent sur cela au quotidien. Par ailleurs, ces sites sont interactifs, ils sont traduits, changés et renouvelés quotidiennement. Nous avons également mis en place un système de surveillance pour savoir quel autre site ou bouquet est suivi. Tout cela a contribué à amener beaucoup de monde à appuyer la position marocaine», se réjouit M. Ould Errachid.
Il faut dire que ces sites, qui diffusent également les radios hertziennes de Dakhla et de Laâyoune ainsi que les chaînes nationales et TV Laâyoune, en plus dune web TV, attirent entre 30 000 et 50 000 visiteurs par jour. Par ailleurs, leurs versions arabophones sont les premiers sites sur le Sahara à être visités dans le monde arabe. En parallèle, le Conseil gère en interne la bagatelle de 20000 blogs, et il ne compte pas sarrêter en si bon chemin : pour fin 2010, il vise les 100 000 blogs, y prévient-on. A noter que le site du Corcas et ses dérivés est hébergé à létranger. Curieux ? Non, tout simplement pratique pour permettre une vitesse de connexion plus rapide. Lune des armes du Net cest aussi la rapidité de laccès à linformation ; sans oublier limpact, forcément positif, sur le classement dans les moteurs de recherche.
Le Corcas nest cependant pas la seule structure étatique marocaine à sêtre lancée sur la toile, bien loin de là. «Au ministère des affaires étrangères, nous sommes conscients que la guerre du Net existe et que nous y sommes confrontés. Nous avons pris les choses au sérieux: désormais, nous veillons à lire plus ou moins tout ce qui sécrit sur le Maroc», indique-t-on au sein du département de Taïeb Fassi Fihri. Au ministère des affaires étrangères, une dizaine de personnes se relaient ainsi 20h/24 pour assurer, week-ends et jours fériés inclus, une veille informationnelle qui comprend de plus en plus Internet, avec laffaire du Sahara en tête des thématiques surveillées. Ce nest pas une surprise : cela fait des années quau ministère lon a coutume de surveiller tout ce qui se publie dans la presse internationale à propos du Royaume. Aujourdhui, toutefois, en sétendant sur le Net, la veille inclut désormais aussi des sites électroniques à linstar dun www.hespress.com ou dun www.backchich.info, des réseaux sociaux et même des blogs, sans compter les sites qui véhiculent la propagande séparatiste !
Un réveil officiel récent
Visiblement, sur la toile, notre pays est en train de mettre les petits plats dans les grands. Pourtant, hier encore, Internet était territoire séparatiste. «Lorsque Internet avait été créé dans les années 90, et ce jusquen 2006, date à laquelle le Corcas a été mis en place, le Polisario dominait la toile, tandis que le Maroc ny avait aucune présence, et pas seulement en relation avec laffaire du Sahara. Le Polisario en était même arrivé à influencer lopinion marocaine via Internet, où, avec laide de ses supporters, il avait créé un réseau mondial de blogs, forums et sites influencés par la vision algéro-polisarienne de laffaire», rapporte Khalihenna Ould Errachid. Une version que lon confirme du côté du département de Taïeb Fassi Fihri. «Internet est apparu vers 1993, mais dès 1997, le camp adverse y était déjà virulent. En 1998, il avait bien compris lintérêt quil y aurait à y investir. Au Maroc, nous travaillions sur plusieurs fronts, classiques : la presse, la télévision, les ambassades, les consulats. Au début, lon a cru que tout cela était suffisant, mais avec le temps, on a réalisé que ce nétait pas le cas», explique ce cadre du ministère des affaires étrangères. «Aujourdhui, il existe un lectorat important qui ne lit pas les journaux mais puise directement ses informations sur Internet. Or, sur le Net, on ne retrouve pas forcément la rigueur de la presse écrite». Ce nest quentre 2002 et 2003 que lon assistera à une véritable prise de conscience chez les officiels marocains. Le Corcas sera de la contre-attaque. «Avant 2006, les sites pro-Polisario faisaient la pluie et le beau temps sur Internet. Nous avons tout de suite compris les raisons de labsence des thèses marocaines à propos du conflit du Sahara sur Internet : il fallait publier sur Internet plusieurs sites complémentaires qui mettraient en exergue les réalités politique, socio-économique et culturelle du Sahara et ce en plusieurs langues», y explique-t-on. Cela passe également par la mise en place de sites au contenu similaire mais sous différentes extensions, comme www.corcas.es,www.corcas.be ou www.corcas.tv pour la diffusion de la web TV sur internet.
La bataille pour Wikipédia
Une stratégie quil aura fallu mettre en place dans un champ de bataille en constante mutation. Du web-conflit au sens classique du terme – par sites électroniques interposés -, les batailles ont très vite migré vers de nouveaux terrains. Plus besoin de tanks ni davions de chasse : les nouvelles cibles sappellent moteurs de recherche, réseaux sociaux, forums, chat-rooms et… blogs. La cible ? Linternaute, résidant souvent dans les pays occidentaux, est étudiant, membre de la société civile, chercheur. Il a recours à la
toile pour se renseigner sur le conflit du Sahara. Larme ? Linformation. «La communication via les sites web permet de corriger quelques informations inexactes véhiculées sur Internet jusqualors sur lhistoire du conflit, la cartographie de la région, lidentité sahraouie en tant que composante de lidentité marocaine, les actualités politiques et socio-économiques de la région», explique-t-on. En investissant le terrain de lélectronique, de lInternet, lon constitue un fonds documentaire virtuel. Le simple fait dêtre là, dapparaître dans les moteurs de recherche un millier de fois fait de ce fonds une référence. Dans le cas des blogs, forums ou autres, cette stratégie a mené à des résultats significatifs, mais elle a tout de même ses limites: si un blog indépendant peut être amené à changer de position par une information adéquate, un blog téléguidé par le camp séparatiste campera sur ses positions hostiles. Quà cela ne tienne, cest ainsi que le Maroc a gagné du terrain, notamment au niveau de GlobalVoicesOnline, le site des journalistes et bloggeurs des pays en voie de développement, ou encore sur Wikipédia. En effet, lencyclopédie online, qui avait connu une véritable bataille des définitions dans la page consacrée à laffaire du Sahara, présente aujourdhui des articles nettement plus équilibrés quil y a quelques mois, malgré la persistance de quelques différences entre une version française neutre, une version hispanophone encore influencée par la version séparatiste des faits, et une version anglophone quelque part entre les deux. Aujourdhui, dans sa version francophone, on parle davantage du plan dautonomie tandis que dans la version hispanophone lon insiste davantage sur léchec du deuxième plan Baker.
Mots clés et noms de domaines
Toutefois, qui dit informations à rechercher sur le Net, dit aussi mots clés. Pour se positionner au mieux dans les résultats des moteurs de recherche, lon nhésite plus à puiser ses mots clés dans le vocabulaire de lennemi. Cest ainsi que, désormais, rechercher le terme «Sahara Occidental» sur Internet ne mène plus automatiquement à des sites pro-séparatistes. Après tout, pour un étudiant européen habitué à voir sur la carte du monde «Sahara occidental», il paraît en effet logique davoir recours à cette appellation au moment deffectuer une recherche sur le net, explique cette source proche du dossier : «Si on cherche Sahara occidental et que votre site sappelle «provinces du sud», il napparaîtra jamais dans le moteur de recherche. En revanche, si vous lappelez www.sahara-online.net, il apparaîtra en troisième ou en quatrième position après les sites du camp séparatiste. A ce moment-là, vous aurez gagné car il sera devenu une référence, avec un contenu qui est à vous». Une logique, poussée un cran au-dessus, avec des noms de domaines comme www.droits-humains.org, www.droit-au-retour.org, www.lavage-de-cerveau.com, www.endoctrinement.com, tous sites anti-séparatistes, mais dont on ignore lidentité des gestionnaires.
Enfin, les mots clés ne sont pas la seule surprise de larène du Net. En effet, jusquil y a peu, il est arrivé aux lecteurs de la presse algérienne de trouver dans la même page web un article favorable à la thèse séparatiste et une bannière publicitaire renvoyant vers… le plan dautonomie marocain. «La publicité sur Internet a fait partie de notre politique de communication dès le départ. Nous avons été les premiers à communiquer sur les liens commerciaux de Google. Nous avons ensuite communiqué sur 120 000 sites web sous la bannière de Google. Nos sites web se sont même retrouvés sur les pages daccueil des sites web de journaux bien connus en Algérie et ailleurs dans le monde», indique-t-on chez le Corcas où lon souligne que plusieurs sites web algériens ont dû changer leur charte graphique pour éviter de se retrouver avec des publicités pro-marocaines en page daccueil…Une chose est sûre, le Maroc officiel a su rattraper son retard sur la toile, saura-t-il convertir ses progrès en avancées concrètes auprès des opinions publiques internationales ? Il lui faudra sans doute encore du temps, beaucoup de temps, pour y parvenir. Toutefois, le Marocain lambda aura également un rôle à jouer dans cette affaire.
BROUILLAGE :Quand des hackers marocains piratent le site du Polisario
Il existe sur le Net deux types dintervenants en faveur des thèses séparatistes : les premiers sont des associations étrangères de soutien au Polisario.
Approvisionnées quotidiennement en informations, photos et vidéos, ces dernières nont quune connaissance limitée, erronée voire fallacieuse de lhistoire du conflit mais maîtrisent parfaitement loutil informatique. Les seconds sont, sans surprise, les services algériens, qui prennent en charge la gestion du service de propagande du Polisario, sa mailing-list et de certains blogs, forums et réseaux sociaux.
En face, les structures officielles marocaines sont loin dêtre isolées. En effet, sétant distingués par leurs attaques sur des sites israéliens et plus récemment suisses, il arrive aussi aux hackers marocains de sen prendre aux sites séparatistes, au grand dam de certains qui jugent quils renforcent ainsi la crédibilité des propos adverses. Cest ce qui est arrivé le 13 décembre dernier à lagence de presse séparatiste SPS. En janvier 2008, cétait le site officiel du Polisario qui faisait les frais dune attaque marocaine. En face, le camp séparatiste nest pas resté les bras croisés. Le 1er avril dernier, lassociation Sahara marocain voyait son site piraté par des hackers algériens.
Quant aux sites du Corcas, ils font lobjet de dizaines dattaques quotidiennes par des Adresses IP Non Identifiées. En octobre 2008, un hacker marocain a également été accusé de sen être pris au site «Tout sur lAlgérie». Selon une autre version des faits, ce seraient plutôt les gérants du site qui ont oublié de renouveler linscription du nom de domaine, laquelle aurait été achetée par une autre partie. Une chose est sûre, par un étrange mystère informatique, taper www.toutsurlalgerie.com vous mènera directement sur le portail, très marocain au demeurant, de www.hespress.com…
INSOLITE :Quand les habitants de Tindouf demandent au Corcas de rendre service
Qui a dit que, de l’autre côté des frontières, les camps du Polisario étaient privés d’Internet ? «Ils sont quelques milliers à venir consulter nos sites quotidiennement.
Ils accèdent à Internet via des liaisons satellitaires reliées à des réseaux espagnols voire européens dont l’adressage Internet leur est spécifique. Très souvent, les séparatistes utilisent les informations publiées, par exemple dans le site du Corcas www.sahara-culture.com pour faire la promotion de la culture hassanie» indique-t-on au sein Conseil.
Si un tel opportunisme reste prévisible, il arrive toutefois que l’interaction, via le Net, avec la population des camps prenne nos officiels complètement au dépourvu : «Le Corcas reçoit des demandes d’anciens combattants de l’Armée de Libération du Sud et qui se trouvent actuellement dans les camps de Tindouf afin de bénéficier du statut d’ancien combattant.
Nous recevons également des demandes de certains habitants des camps de Tindouf pour la régularisation d’affaires administratives dans les villes du Sahara ainsi que d’autres
NOMS DE DOMAINES :Pas dextension «.eh» pour le Polisario
On savait le Maroc et le camp séparatiste à couteaux tirés sur le Net, mais s’il est une bataille qui marque la montée en force de notre pays dans ce domaine, c’est bien l’affaire du «.eh». Revendiqué pendant un temps par le Pays basque (Euskal Herria), sans succès, car elle était déjà réservée au Sahara.
Cette extension Internet, à lexemple dun .ma pour le Maroc ou .fr pour la France (.eh pour Essakia El Hamra- Oued Eddahab) est, depuis deux ans, réclamée à la fois par notre pays et le camp séparatiste, mais risque de rester gelée des années, tant que, conformément au règlement de l’ICANN (Internet Corporation for assigned Names and Numbers, www.icann.org), instance chargée dattribuer les noms de domaines, les deux concurrents ne décident pas de coopérer. «Avec l’avènement de l’Internet, l’ICANN avait décidé de prendre en considération la norme Iso-3166 pour l’octroi des extensions des pays et territoires sans se soucier de la mise à jour de la cartographie politique de la région.
Lextension «.eh» a donc été attribuée à la région du Sahara. Le Polisario, aidé d’une société commerciale catalane, a effectué la demande d’octroi du «.eh» en 2005, avant la création du Corcas.
«Le Maroc a contrecarré la demande par la soumission d’une demande similaire dans le cadre d’une commission nationale à laquelle a participé le Corcas», explique-t-on chez le Conseil. «C’est ainsi que le président du Corcas a adressé une lettre au Président de l’ICANN lui précisant le développement des installations Internet dans toute la région du Sahara et le support du Corcas à toute demande de gestion du domaine ‘.eh’. Le président du Corcas a ensuite reçu une réponse officielle de la part du président de l’ICANN lui signifiant le blocage ferme et définitif de l’attribution du nom de domaine ‘.eh’ au Polisario et à ses supporters».