A bien y réfléchir, il fallait s’y attendre, mais personne ne semble y avoir vraiment pensé; les performances des batteries électriques sont sensibles à la température. Première victime, mais sûrement pas la dernière: la Mini E.
La version électrique du best-seller de BMW est actuellement en test auprès de 450 utilisateurs sélectionnés par la marque aux Etats-Unis, entre autres. Les voitures sont dispatchées en Californie, plutôt chaude, mais également à New York et dans le New Jersey, plus rudes en hiver.
L’un de ces testeurs, après avoir effectué 12000 kilomètres avec sa Mini, rapporte qu’il a observé une baisse très sensible de son autonomie depuis que le froid s’est installé, et surtout par temps de gel. Hors, ce testeur n’est autre que Lyle Dennis, blogueur connu pour animer une chronique très suivie sur la Chevrolet Volt, notre future Opel Ampera.
On pourrait craindre à priori que le bonhomme fasse du lobbying pour GM, mais d’une part la Mini E n’a rien d’une concurrente pour la Volt, et d’autre part BMW semble avoir toute confiance en son objectivité. Si on ajoute à celà que d’autres testeurs rapportent les mêmes soucis, et que le Washington Post s’en fait l’écho, on peut évacuer ce doute sur la véracité des faits.
Selon le Post, la baisse d’autonomie par faible température serait de l’ordre de 20%. Une donnée bien optimiste par rapport à celles rapportées par les testeurs. Selon ces derniers, l’autonomie annoncée de 160 km. serait une fable dès que l’hiver approche et on arriverait plutôt autour des 80 à 120 km. Tout ça dépend bien entendu de nombreux paramètres.
Ainsi, par temps froid après 2 heures de charge, rapporte Dennis, il serait hasardeux d’aller plus loin que 45km. car tous les voyants sont au rouge. Il ne s’agit certes que d’une charge partielle, mais censée donner 80% de l’autonomie maximale.
Autre souci, que nous avons tous connus avec certains appareils électriques à piles ou batterie, il y a des pertes de puissance; après un arrêt prolongé, l’autonomie affichée remonte de 10 à 15%.
Dennis, comme BM, précisent qu’il ne s’agit bien entendu que de prototypes. Le bavarois précise également tenir compte de tous ces paramètres pour les futurs véhicules de série.
Il y a donc encore du travail pour les ingénieurs à Munich, d’autant que les rapports font également état de piètres performances routières sur les sols légèrement gelés ou enneigés, bien inférieures à celles de la Mini classique.
Reste qu’on n’a pas entendu parler de tels soucis de batteries chez des habitués de l’électrique, tels Toyota ou Honda. Mais la Mini E est une « pure player » et ne dispose pas de moteur thermique, contrairement aux hybrides. Quoi qu’il en soit, une chose est sure, la mise au point de ces électriques semble toujours aussi complexe, surtout au niveau autonomie, et la révolution qu’on nous annonce sans arrêt prendra du temps…
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