Author: Redalinho

  • Moroccan Quotes, Poems & Literature

    قال ابن عربي قصيدته المشهورة التي تدعو للتسامح جاء فيها:

    لقد كنت قبل اليوم أنكر صاحبي *** إذا لم يكن ديني إلى دينه داني

    لقد صار قلبي قابلاً كل صـورة *** فمرعى لغزلان وديرٌ لرهبان

    وبيتٌ لأوثان وكعبةُ طائـــفٍ *** وألواح توراة ومصحفُ قرآنِ

    أدين بدين الحبِّ أنّى توجهــت*** ركائبه فالحبُّ ديني وإيماني

  • What Are You Reading Now? {Books}

    Whether it’s literary fiction, fantasy, crime fiction, history, chick lit, a current bestseller, french, arabic, english, sanish or whatever, please dish about what you’re reading right now and tell how you like it.
    :cheers:
  • Russia May Legalize Polygamy for “10 Million Lonely Women”

    http://www.lifesitenews.com/ldn/2006/jan/06011308.HTM

    MOSCOW, January 13, 2006 (LifeSiteNews.com) – The polygamy trend is catching on around the world. In an interview with a Russian radio station, Ramzan Kadyrov, a militia leader and Deputy Prime Minister of the Chechen Republic, said that the depopulation of Chechnya by war justifies legalizing polygamy.

    “(Polygamy) is necessary for Chechnya, because we have war. We have more women than men,” the pro-Moscow Kadyrov told Ekho Moskvy radio. The Muslim Chechen rebels are fighting to gain independence from Russia and are largely of the fundamentalist Wahabist sect.

    In response to the suggestion, Vladimir Zhirinovsky, Deputy speaker of the State Duma, said the idea of introducing legal polygamy in Chechnya is “absolutely right,” and proposed to spread it for the whole of Russia.

    “We must welcome (this idea) and spread (polygamy) for the whole Russia because we have 10 million lonely women.”

    Zhiriniovsky said it is necessary to “allow the registration of the second and the third marriages without dissolving the first one. We will surely introduce such an amendment to the family code and to the Russian Constitution during the parliament’s spring session.”

    Many commenters are warning of the effects on women of the “Islamicization” of Europe. Already in some European Union countries, the traditional protections for women and families are being undermined by demands of the growing Muslim population for the adoption of aspects of Islamic “Sharia” law, including polygamy.

    In November 2005, Norway’s Directorate of Immigration (UDI) reported that despite its illegality, polygamy is becoming increasingly prevalent in the country. Similar reports are coming from France and the Netherlands has legalized the practice in spite of the recent anti-Muslim backlash in that country.

    Today, the Canadian Liberal government revealed that the Canadian federal Justice Department has recommended legalizing polygamy.

  • The Man who sold the world {Film}

    Casablanca, future proche. Le pays est en guerre. X et Ney, la trentaine, vivent ensemble. Ils entretiennent une relation très forte car ils sont à la fois frères, amis et amants. X tombe pourtant amoureux d’une jolie jeune femme, Lili. Lorsque Ney fait sa connaissance, il tombe également amoureux d’elle. Une histoire d’amour à trois peut commencer…

    http://www.facebook.com/pages/The-Ma…old-The-World/

  • Le Maroc renforce sa présence au conseil du Club Med

    http://www.latribune.fr/entreprises/…-club-med.html

    A l’occasion de la convocation à sa prochaine assemblée générale en février prochain, le Club Méditerranée remodèle son conseil d’administration. La Caisse de Dépôts du Maroc disposera de deux sièges au lieu d’un et Alain Dinin deviendra administrateur indépendant.

    A l’occasion de son assemblée générale annuelle, qui se tiendra fin février, le Club Méditerranée va élargir son conseil d’administration. Ce dernier compte aujourd’hui neuf membres et deux censeurs. A l’issue de l’assemblée, il devrait compter douze personnes, dont un censeur.

    Le premier actionnaire du Club Med, avec près de 10% du capital, voit sa position renforcée. La Caisse de Dépôts et de Gestion du Maroc et sa société d’investissement Fipar bénéficient de l’octroi d’un second siège. Au coté d’Anass Houir Alami, directeur général de la caisse marocaine, siègera Amine Benhalima, qui représentera les intérêts de Fipar. Depuis juillet, ce responsable occupait un poste de censeur au conseil d’administration du Club Med, c’est-à-dire qu’il ne pouvait pas voter.

    Les autres membres du conseil d’administration du Club Med sont Henri Giscard d’Estaing, PDG du Club Med, David Dautresme, vice-président du conseil d’administrateur du Club Med et gérant de DD Finance, Paul Jeanbart, directeur général délégué de Rolaco (qui détient 4,5% du capital du Club Med), Pascal Lebard, directeur général de Sequana, Jacques Lenormand, directeur général délégué du Crédit Agricole (3,9% du capital du Club Med), Anne-Claire Taittinger, ancienne présidente du groupe du Louvre, et Thierry de la Tour d’Artaise, président directeur général de Seb.

  • La Villa des Art de Casablanca s’habille en Glamour

    http://casablanca.casawaves.com/mag/…le-en-glamour/

    Du 14 janvier au 20 février, Hind Chaouat, photographe de mode expose à la Villa des Arts de Casablanca, « Art et Glamour » sa vision de la beauté marocaine.

    Pour sa première exposition au Maroc, la photographe Hind Chaouat a proposé à la Villa des Arts de Casablanca d’en faire une également, de première : Habituellement ce lieu culturel ne propose en matière de photographie que des expositions collectives. Cette fois-ci, toute la Villa n’aura d’yeux que pour les photos-portraits de cette photographe de mode, esthète invétérée. « Art et Glamour » le titre de cette série de visages annonce la couleur quant au style que Hind adopte lorsqu’il s’agit de présenter la beauté marocaine.

  • Sufi Culture Fez Festival

    http://www.festivalculturesoufie.com…hp?rubrique=14

    SAMEDI 17 AVRIL 2010 :

    10-11H Conférence introductive : « Qu’est-ce que le Soufisme ? » par Faouzi Skali.

    11-12H Conférence : « Les manuscrits soufis de la Qaraouiyine » par Abdellah El Ouazzani

    16-18H Table-ronde 1 : « Pour une poétique de civilisation » Edgar Morin – Bensalem Himmich – Jean Claude Carrière – Bariza Khiari – Mohammed Berrada

    21H Concert : « Chants extatiques » – Shaykh Habboush – Jalal Eddine Weiss (France – Syrie)

    DIMANCHE 18 AVRIL 2010 :

    10-12H Table-ronde 2 : « Reconsidérer le développement » Salamatou Sow– Patrick Viveret – Majid Rahnema – Katherine Marshall – Alia Al Dalli – Kamal Oudghiri

    16-18H : 1re Partie : « La conférence des oiseaux » de Farid Eddin Attar par Nahal Tajddod et Jean Claude Carrière (France – Iran)

    2e partie : « Hommage à Abu al Hassan Ash Shusturi » Karima Skalli et Said Chraibi (Maroc)

    21H Concert : The Chishty Sufi Sama Ensemble (Shahi Qawwals ) from Ajmer Dargah Sharif (Inde)

    LUNDI 19 AVRIL 2010 :

    10-12H Conférence : « Figures du Shaykh vivant : Sidi Hamza Al Qadiri Al Boutchichi » par Mountasser Hamada et Faouzi Skali

    16-18H Table-ronde 3 : « Spiritualité et changement social » Alain Chevillat – Yacine Demaison – Bernard Ginisty – Aoua Ly-tall

    21H Soirée de Samaa : Les chants Hassani de la Tariqa Boutchichiyya de Laâyoune (Maroc)

    MARDI 20 AVRIL 2010 :

    10-12H Conférence : « La chevalerie spirituelle (Futuwwa) : une voie pour notre temps ? » par Jaafar Kansoussi

    16-18H Conférence : « Mystique et poésie chez Ibn Arabi » par A. Filali, Cecilia Twinch et David Hornsby

    21H Soirée de Samaa : 1re Partie : Tariqa Charqawiyya (Maroc) 2e Partie : Tariqa Darqawiyya (Maroc)

    MERCREDI 21 AVRIL 2010 :

    10-12H Conférence : « La thérapie de l’âme » par Eric Geoffroy

    16-18H Atelier : 1re Partie : « La poésie dans un jardin » 2e Partie : « Le chemin des saveurs, nourrir son âme, nourrir son corps » Jeanne Bouguet

    21H Soirée de Samaa : 1re Partie :Tariqa Alawiyya (Maroc) 2e Partie : Tariqa Wazzania (Maroc)

    JEUDI 22 AVRIL 2010 :

    10-12H Conférence : « Voyages spirituels » « La quête d’Ibn Batouta » par Said Taghmaoui

    16-18H Conférence : « Les manuscrits de Tombouctou » Abdelkader Haïdara – Abdul Laraw – Souada Maoulainine- Fatima Harrak – Marie-Odile Delacour – Jean-René Huleu

    21H Concert : « Al Munfarija » Samaa de Fès – Haj Mohammed Bennis (Maroc)

    VENDREDI 23 AVRIL 2010 :

    10-12H Conférence : « Films et spiritualité » – « Cinéma et quête de sens » par Nabil Ayouche

    16-18H Concert : « Nostalgiques » Homa Niknam (France – Iran)

    21H Concert : « Maqamat du désir divin » Hussain Al Aadhamy (Iraq – Jordanie)

    SAMEDI 24 AVRIL 2010 :

    10-12H Conférence : « L’amour plus fort que la mort » par le Professeur H. Joyeux et Fanny Didiot Abadi

    16-18H Table-ronde 4 : « Islam et Occident : les traces de lumière » Mahmoud Hussein – Fatema Mernissi –Maati Kabbal – Abdou Hafidi – Saad Khiari

    21H Concert : « Noubas spirituelles » Grandes voix du Samaa du Maroc et Mohammed Briouel (Maroc))

  • “Les Iraniens ne veulent plus d’une dictature au nom de la religion”

    Mohsen Kadivar est actuellement professeur associé à l’université Duke (Caroline du Nord) aux Etats-Unis. Religieux, philosophe de renom, il a été le premier grand intellectuel religieux iranien à être jeté en prison, en 1999, dans son pays. Il restera dix-huit mois à la prison d’Evin, à Téhéran, pour avoir critiqué le Guide suprême, Ali Khamenei, et l’abus de peines de mort dans un régime qu’il osera qualifier de "royaume islamique". Joint par téléphone aux Etats-Unis, il nous livre sa vision de la crise actuelle en Iran, où, depuis la réélection contestée du président fondamentaliste Mahmoud Ahmadinejad, la contestation ne faiblit pas, malgré la répression.

    On est déjà loin de la simple contestation électorale en Iran. Que s’est-il vraiment passé ?

    On vient d’assister à un véritable coup d’Etat de la part des autorités en place. A l’élection présidentielle de juin, ils ont changé le résultat, avec l’aide du Guide, M. Khamenei, du Conseil des gardiens qui supervise les élections et des Gardiens de la révolution qui contrôlent le pays.

    M. Khamenei a lui-même, de façon illégale, transformé le rôle du guide au profit de son pouvoir personnel. Ensuite, il a placé des hommes à lui partout et, enfin, il a interprété à sa façon la Constitution. Le premier chapitre de la Constitution définit les droits des citoyens, mais, en Iran, il n’y a plus que la censure et les arrestations.

    Ensuite, examinez ce rouage que nous appelons "Conseil des gardiens". Son rôle – c’est inscrit dans la Constitution – est de "surveiller" les élections. Ce qui veut dire veiller à leur bon déroulement. Qu’en a fait Khamenei ? Une interprétation abusive. Il a inventé que le Conseil des gardiens – des hommes qu’il a lui même nommés – opère d’abord une "sélection" des candidats, selon des critères qui lui conviennent.

    Ce qui fait, par exemple, qu’aux dernières législatives, en 2008, il n’y avait pratiquement plus de candidats réformateurs en lice lorsque, dans un deuxième temps, les Iraniens ont pu enfin voter. J’appelle cela un "Parlement désigné", pas un vrai Parlement élu. C’est comme la République islamique. Pour moi, elle n’est plus ni une République ni islamique. C’est juste un mot sur le papier. On ne peut vraiment pas continuer avec ce système tel qu’il est devenu.

    En faisant de la République islamique un régime autoritaire islamique, le Guide a un but religieux ?

    Ecoutez, dans le conflit actuel, il y a deux islams qui s’opposent. L’"islam vert", celui de la tolérance qui croit à la liberté et surtout qui professe que les valeurs islamiques sont pleinement compatibles avec la démocratie. Cet islam était représenté par le grand ayatollah Montazeri à Qom, mort récemment. Il est incarné aujourd’hui par des gens comme l’ex-président réformateur Mohammad Khatami ou Mir Hossein Moussavi (chef de file de la contestation).

    Et puis il y a ce que j’appelle l’"islam noir", celui de Khamenei et de l’ayatollah Mesbah Yazdi, le mentor religieux ultrafondamentaliste de M. Ahmadinejad. Eux sont convaincus qu’ils doivent exporter cet "islam noir" dans le reste du monde et que les gens ont le devoir d’y adhérer. C’est pourquoi ils se sentent justifiés de l’imposer, s’il le faut, par la force.

    Avant de devenir guide en 1989, M. Khamenei n’était ni grand ayatollah ni même ayatollah, son "titre" est politique. L’imam Khomeyni lui-même (fondateur de la République islamique) le désignait comme hodjatoleslam, c’est-à-dire un religieux de troisième catégorie. Et l’ayatollah Montazeri – qui était un marja, la plus haute autorité religieuse, et l’un des fondateurs de la Constitution – lui reprochait de ne pas avoir les capacités pour assumer le rôle de guide.

    C’est M. Khamenei qui dirige ?

    On se le demande, tant, pour pallier son manque de reconnaissance "religieuse" et de prestige, il s’est entouré de gardiens de la révolution et de services secrets. Il a totalement changé en devenant "guide". Avant, il y a même des moments où je l’aurais décrit comme réformateur. Depuis qu’il a concentré 80 % du pouvoir entre ses mains, il s’est imaginé qu’il tient ce pouvoir de Dieu et n’a de comptes à rendre qu’à Dieu.

    La solution ?

    Un référendum, je crois. Il faut poser une question avec trois solutions : "Voulez-vous une République islamique sans Guide suprême ? Une République qui ne soit plus islamique ? Une République islamique avec un Guide suprême ?" Je pense que les commandants des Gardiens de la révolution et quelques fondamentalistes seront pour la troisième option ; beaucoup de jeunes pour la seconde et environ 50 % des Iraniens pour la première. Ils ne veulent pas, je crois, renverser le régime, mais ne veulent plus d’une dictature au nom de la religion.

    Propos recueillis par Marie-Claude Decamps

    http://www.lemonde.fr/proche-orient/…7621_3218.html

  • Andalousie: L’arabe bientôt enseignée comme deuxième langue étrangère

    http://www.yabiladi.com/article-societe-3600.html

    L’une des mesures de ce plan est donc la promotion de la langue arabe comme deuxième langue étrangère dans l’enseignement secondaire, selon les directives du département de l’Education de la communauté autonome d’Andalousie.

    Avec un investissement initial de près de 2,5 milliards d’euros, le PIPIA 3 s’étendra jusqu’en 2013. Près de la moitié de cette somme sera consacrée à des projets socioéducatifs en direction des immigrés non hispanophones.

    Dans ce cadre, des programmes éducatifs communs entre la région d’Andalousie et les pays d’origines des migrants sont également envisagés: réalisation d’un centre d’immersion linguistique pour les étudiants du secondaire, mais aussi des classes de CM1 et CM2; octroi de congés d’études pour les enseignants en charge de ces élèves dans leurs pays d’origine, comme le Maroc, entre autres.

    De manière générale, la partie socio-éducative du PIPIA 3 s’articule en 3 principaux volets: accueil et intégration, enseignement de la langue espagnole, et sauvegarde de la culture d’origine. Ces volets sont eux-mêmes déclinés en plusieurs axes, visant à renforcer le dialogue interculturel. Dans ce cadre, une perche vient ainsi d’être tendue aux ressortissants des pays arabophones.

    Yann Ngomo
    Copyright Yabiladi.com

  • 14 pays dans le viseur américain

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles…aerienne.shtml

    Afghanistan, Algérie, Arabie saoudite, Cuba, Irak, Iran, Liban, Libye, Pakistan, Somalie, Soudan, Syrie, Nigeria et le Yémen

  • Sahara : le rapport qui n’a jamais été publié

    L’indice de développement humain des trois régions du sud est de 0,729 contre 0,672 au niveau national.
    Scolarisation, santé, éducation, accès aux infrastructures…, elles font largement mieux que la moyenne nationale.
    Le taux de pauvreté le plus bas du Maroc et un niveau de vie réel supérieur à celui des pays arabes.

    http://www.lavieeco.com/economie/154…te-publie.html

    Langues :Le hassanya mais aussi le français

    La langue arabe reste la langue la plus dominante dans la région. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, la langue française est de plus en plus présente dans nos provinces sahariennes. Le rapport souligne que le français est maîtrisé par 40,1% de la population de Laâyoune. De même que 38,1% des habitants de Oued Ed Dahab parlent cette langue et 35,4% à Smara alors que la moyenne nationale des personnes maîtrisant la langue française est de 30,4%.
    Le dialecte saharien, le hassanya, est également très présent dans les provinces du sud. Elles sont quelque 195 000 personnes qui l’utilisent dont 87 000 personnes à Laâyoune, 68 600 à Guelmim-Smara et 13 500 à Oued Ed Dahab Lagouira. Le tachelhit est également courant dans les provinces du sud. On le trouve surtout dans la région de Guelmim où près de 50% de la population parlent ce dialecte.

    C’est l’histoire d’un rapport qui n’a jamais été publié. Le fait n’est pas inhabituel certes, mais s’agissant des provinces du sud, il prend toute son importance. Mené par un expert indépendant et aboutissant, de surcroît, à des conclusions très positives, son cas intrigue : pourquoi le Maroc n’en a-t-il pas profité, notamment pour améliorer son image à l’international dans le dossier du Sahara ? Car, si l’on devait retenir une seule conclusion, c’est que 35 ans après leur récupération, les territoires compris dans les provinces du sud se sont totalement transformés. En 1975, ces régions affichaient les taux de développement les plus bas. Aujourd’hui, ils sont dans le haut du panier.
    Basé sur les chiffres officiels fournis par les administrations, sur les travaux du Haut commissariat au Plan (recensement, enquêtes sur l’emploi, sur le niveau de vie, sur la consommation) ainsi que des enquêtes de terrain, le rapport a été élaboré, à la demande de l’Etat, par un économiste, ex-expert auprès du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Titré «Rapport sur le développement humain dans les provinces du sud du Royaume : Acquis et perspectives», il a été finalisé en août 2008, mais n’a jamais fait l’objet d’une communication publique.
    En 1975, près de 50% de la population du Sahara vivait en dessous du seuil de pauvreté et l’analphabétisme était quasi généralisé. De même, l’indice de développement humain dans cette zone était déjà largement inférieur à celui affiché à l’époque par le reste du pays. Après un long processus de développement initié par les pouvoirs publics, la situation aujourd’hui s’est complètement inversée. Ainsi, les conditions de vie dans les trois régions de Oued Ed Dahab-Lagouira, Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra et Guelmim-Smara sont meilleures que celles de toutes les régions du pays, à l’exception des deux régions centrées autour de Rabat et de Casablanca.
    Entre 1984 et 2004, le niveau de vie a pratiquement doublé dans les provinces du sud. Le PIB par habitant a connu une croissance telle qu’il dépasse aujourd’hui la moyenne nationale dans les deux régions de Oued Ed Dahab et de Laâyoune. Les salaires versés par l’administration publique y sont pour beaucoup puisque celle-ci accorde 84% de la rémunération de l’ensemble des salariés des trois régions, soit l’équivalent de 8 milliards de DH.
    Le taux de croissance du bien-être économique (PIB par habitant exprimé en partie de pouvoir d’achat) ou encore du niveau de vie réel lui aussi y a atteint des taux records : 3,3% par an contre 1,7% pour l’ensemble du Maroc. Le taux de pauvreté y est passé de 29,4% en 1975, qui était le taux le plus élevé au Maroc à l’époque, à 9,6% en 2004, le plus bas du pays. En vingt ans, la pauvreté a diminué de 66%, soit deux fois plus rapidement qu’à l’échelle nationale.

    On vit trois ans de plus à Oued Dahab qu’au niveau national

    Le niveau d’instruction et d’alphabétisation n’a pas été en reste. Il a nettement progressé. Le taux de scolarisation au sein de la population en âge d’aller à l’école (entre 6 et 22 ans) a atteint 77,5%, en 2006, dans les trois régions du sud. Un résultat largement au-dessus de ce qui est réalisé dans les autres régions, à l’exception de celles du Grand Casablanca (84%) et de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (78,9%).

    A l’instar de l’enseignement, la santé s’est nettement améliorée. En atteste l’évolution positive de l’espérance de vie à la naissance qui, en 2006 déjà, était de 74,8 ans à Oued Ed Dahab-Lagouira, 73,4 ans à Laayoune-Boujdour-Sakia El Hamra et 72,3 ans à Guelmim-Smara ; alors que la moyenne nationale plafonnait à 71,8 ans. Les vastes programmes prioritaires mis en place par les pouvoirs publics ont permis de renforcer tous les indicateurs de santé publique de manière à réduire l’écart entre les régions du sud et celles du Grand Casablanca et de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër qui détiennent les meilleures performances à ce niveau. Alors que le taux de mortalité des enfants de moins d’un an est de 37 pour mille à l’échelle nationale, la région de Oued Ed Dahab-Lagouira enregistre 22,9 pour mille, 32,9 pour mille à Guelmim-Smara et 33,8 pour mille à Laayoune-Boujdour-Sakia El Hamra. Mais les régions du Grand Casablanca et de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër continuent à détenir les meilleurs taux avec respectivement 15,2 pour mille et 21,5 pour mille.
    La même évolution a été enregistrée au niveau de la qualité des équipements sociaux. En 2004 déjà, le taux d’accès des ménages au réseau d’eau potable était supérieur à la moyenne nationale. Même chose pour l’accès à l’électricité dont le taux de couverture atteint 93,2% à Laâyoune et 75,9% à Aousserd alors que la moyenne nationale est de 71,6%. Seule la province de Tata affiche encore un taux d’électrification inférieur à la moyenne nationale, mais légèrement, puisqu’il est de 70,1%.
    Les trois régions sont en outre mieux équipées en matière de télécommunications. Elles sont mieux couvertes que la plupart des autres régions du pays. Alors que la moyenne nationale de personnes disposant d’un téléphone portable était de 60,6% en 2004, les trois régions du sud faisaient mieux avec 72,8% pour Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra, 66,2% pour Oued Ed Dahab-Lagouira et 62% pour Guelmim-Smara.
    Résultat de ces évolutions, un indicateur de développement humain en hausse très notable. En 1975, l’Indicateur du développement humain (IDH) de ces trois régions marocaines du sud était de 0,408. A l’époque, il était inférieur de 6,2% à celui du Maroc et de 51% à celui de l’Espagne. Dix ans plus tard, ces trois régions allaient rattraper le retard qu’elles avaient par rapport au reste du pays et, en 2006, elles le surclassent, l’IDH y a été calculé à 0,729. C’est nettement mieux que l’IDH national estimé lui à 0,672. Le Maroc serait classé, en fonction de cet indice, au 120e rang dans le classement dans les échelles du PNUD. Prises isolément, les trois régions du sud «monteraient théoriquement jusqu’au 107e rang», soit le niveau de développement «des pays qui tendent à concourir en tête du groupe de pays à développement humain moyen», précise-t-on.
    Selon le rapport, «la poursuite de la croissance de l’IDH des provinces du sud au rythme actuel très élevé de 2,3% par an entre 2004 et 2006 leur permettrait potentiellement de franchir d’ici cinq ans le seuil de 0,800, considéré par le PNUD comme celui d’un développement humain élevé».
    Le rapport en conclut alors que «les acquis accumulés dans les provinces du sud depuis leur réintégration au Royaume devraient, à terme, leur permettre de franchir le seuil de l’irréversibilité en termes de développement humain».

    Avec 2,7% des habitants, elles produisent 4% de la richesse nationale

    Cette évolution spectaculaire reste pourtant mitigée sur le plan économique. La part de ces régions dans la création de richesses s’est élevée en 2004 à seulement 4% de la production nationale et, depuis, elle n’a pas progressé grandement en part relative. Mais c’est une contribution jugée quand même importante eu égard au poids démographique de la région (2,7% de la population du pays).
    Il n’en demeure pas moins que les provinces du sud recèlent un important gisement de croissance. D’après le rapport, «l’activité de pêche maritime peut devenir un relais de croissance décisif». En 2006, déjà, les débarquements de produits de la pêche côtière à partir des régions du sud représentaient 67% en quantité et 40% en valeur du total des débarquements provenant de la côte atlantique du Royaume. Cette performance est due, principalement, aux efforts déployés ces dernières années par les pouvoirs publics pour le renforcement des investissements en matière d’installations portuaires et d’infrastructures industrielles, commerciales et de formation professionnelle.
    Aussi, toutes les villes du sud de l’Atlantique marocain (Dakhla, Laâyoune, Tan Tan, Tarfaya et Boujdour) disposent-elles de ports de pêche. S’y ajoutent 10 villages de pêche avec les points de débarquements qui renforcent la pêche artisanale. L’artisanat est aussi une activité prometteuse. Pour favoriser son essor, les pouvoirs publics ont construit des ensembles artisanaux au profit de 300 artisans à Laâyoune, Oued Ed Dahab, Guelmim, Assa-Zag, Tan Tan et Smara. De même, 11 centres dispensent une formation à 2 900 lauréats dans les filières de l’artisanat.
    Autre secteur porteur : le tourisme. La région dispose d’un potentiel touristique important pour une offre touristique de qualité en direction à la fois du marché intérieur et de la clientèle internationale. D’importants investissements ont été réalisés dont 10 unités hôtelières classées dans la région de Guelmim-Smara et 12 dans Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra.

    Destination attractive pour les habitants des autres régions

    Naturellement, relève le rapport, les trois régions du sud du Maroc s’avèrent être un espace d’accueil de populations désireuses de profiter des opportunités d’emploi et d’activité ainsi que des équipements, infrastructures et services sociaux. Entre 1999 et 2004, la région de Oued Ed Dahab-Lagouira a accueilli l’équivalent de 20,5% de sa population ; Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra 14,9% et Guelmim-Smara 9,1%. Les régions à faible taux de pauvreté ont attiré les plus grands flux migratoires, fait-on remarquer.
    La croissance de cette population n’est donc pas due à une augmentation exceptionnelle du taux de natalité même si le nombre moyen d’enfants par femme y est élevé, comparé à la moyenne nationale. (En 2004, il a été de 3,5 à Oued Ed Dahab, de 3,1 à Smara et Boujdour, de 2,9 à Assa-Zag et à Tata et de 2,6 à Laâyoune contre 2,5 à l’échelle nationale).
    Ce phénomène a accentué ainsi le processus d’urbanisation dont le taux est passé de 68,4% en 1994 à 71,5% en 2004 contre 55,1% à l’échelle nationale. Ce taux s’élève à 92,3% à Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra, contre 62,2% pour Oued Ed Dahab-Lagouira et 60% pour la région Guelmim-Smara.
    Le rapport préconise ainsi de «préparer la suite du processus de développement, d’équipement, d’infrastructures et de prestations de services sociaux dans les provinces du sud dans une perspective où, à l’instar d’Agadir au centre du Royaume, des villes comme Laâyoune, Dakhla, Boujdour, Guelmim et Tan Tan pourraient devenir des pôles d’attraction humaine et des espaces de croissance économique». Il recommande également d’anticiper la pression que ces développements auront sur le secteur de l’habitat, les services sociaux et sur les infrastructures et équipements locaux. Sinon, mettent-ils en garde, «ce sont les acquis de trente années de croissance de l’IDH qui seraient (compromis) si la planification stratégique ignorait l’évolution de la démographie des provinces du sud».

  • Tifinagh

    Un exemple de texte écrit par la police de caractéres Tassafout n oufouss, extrait du "Le Petit Prince" :

    http://www.ircam.ma/fr/index.php?soc=telec

  • Accord agricole Maroc – Union européenne : ce que le Maroc gagne, ce qu’il concède

    http://www.lavieeco.com/economie/154…l-concede.html

    Une dizaine de produits représentant environ 10 % de la valeur des exportations marocaines soumis à un prix d’entrée.
    Les quotas sont améliorés pour la tomate, l’ail, la clémentine, la fraise, le concombre et la courgette.

  • Enquête sur les musulmans de France

    Prière
    – 27,2% Jamais
    – 20,3% de temps en temps
    – 9,7% Souvent
    – 42,8% tout le temps

    Consommation d’alcool
    – 0,7% Tous les jours
    – 1,8% Souvent
    – 20,2% de temps en temps
    – 77,3% Jamais

    Ramadan
    – 83,7% tout le mois
    – 7,7% quelques jours
    – 8,7% non

    Vous êtes invité à manger chez un non musulman : quelle est votre attitude ?
    – 17,2% j’accepte sans problème
    – 58,8% J’accepte et j’éviterai de manger certains aliments
    – 21,5% J’accepte si les aliments sont halal
    – 2,2% Je refuse

    Mariage de ma fille avec un non musulman
    – 47,3% Elle fait ce qu’elle veut
    – 18,3% J’accepte
    – 32,3% Je refuse

    Mariage de ma fille avec un musulman (question aux français non musulmans)
    – 65,8% Elle fait ce qu’elle veut
    – 18,8% J’accepte
    – 15% Je refuse

    http://www.cevipof.msh-paris.fr/publ…es/rapp_fi.pdf